Accueil | Créer un blog | Blog Beauté | Blog Séries 247

| 06 août 2008


Publié par Mrs Green à 00:12:47 dans Névroses dissolvantes | Commentaires (0) |

| 06 août 2008


Publié par Mrs Green à 00:12:33 dans Névroses dissolvantes | Commentaires (0) |

| 05 août 2008

"There is a solitude of space,

A solitude of sea,

A solitude of death, but these

Society shall be,

Compared with that profounder site,

That polar privacy,

A soul admitted to Itself:

Finite Infinity."

 

Emily Dickinson

 

 

 

Suivant l'exemple du poète, "j'ouvre bien grandes mes étroites mains pour ramasser le Paradis."




Publié par Mrs Green à 23:15:50 dans Troubles fréquents de l'encéphale | Commentaires (0) |

| 03 août 2008

 

Métrage.

 

Six heures séparent ma personne des plus beaux mollets existant dans ce bas monde. (Je me permets d'élargir succinctement l'affirmation: la propriétaire - car pour le plus grand plaisir de la gente masculine c'est d'une femme dont il s'agit- des mollets dont il est question ici peut se vanter de son attelage: ses jambes mesurent chacune un mètre vingt-cinq de long et les mollets qui les soutiennent dessinent un galbe parfait que vient souligner un tibia incroyablement fin et plein du charme de sa jeunesse.)

 

Une demie pendule en heures (et accessoirement un grand océan), donc, m'empêchent de venir contempler cet admirable "trésor de la nature." Bonté divine, c'est en conséquence un gras, un mou déplaisir qui me ronge, me mine l'âme quand surgit en moi la vision de cette fatale réalité: les mollets de mon amie sont loin de moi et je suis toute seule face à un écran vide. Cependant ! le pessimisme n'étant pas affaire de forts, nous sommes convenues d'un arrangement permettant à nos chers dialogues de prendre leur foulée dès que l'occasion nous en est présentée. Ce qui fut, pour mon plus grand contentement, ce soir rendu possible. Alors pleine d'un enthousiasme juvénile, je me suis sentie l'envie de retranscrire ici une partie de notre échange.

 

 

"- Plof.

- Voilà une parfaite description de mon actuel quotidien, et de l'état d'âme qui va avec. Ca va ?

- Je mange des bonbons, j'ai le ventre rond. Et je suis amoureuse.

- La belle affaire ! Et tu l'aimes, aussi, l'objet de ton amoureuserie ?

- Je ne sais pas qu'est-ce-qui est en dessous, qu'est-ce-qui est au-dessus ? Aimer, ou être amoureuse ?

[...]

- En vérité, tu as pour le Monsieur une amitié pleine de cette estime affective sans limites qui nous rend certains êtres chers et qui nous fait dire que nous les aimons. Nous les aimons pleinement, de façon atemporelle. En plus d'être pleinement touchée par lui, de l'avoir reconnu, tu as quand tu le vois des picotements dans la gorge - ceux de l'amour léger, l'amourette qui se profile. Tu ne l'aimes pas d'amour, tu l'aimes d'amitié entière, pleine, avec des picotements en plus. Je le pense, c'est une jolie histoire qui se dessine... [...] Quant à moi, je me signe tous les soirs allongée sur mon petit matelas mou et je regarde passer les nuits sans étoiles, les nuits sans chaleur ni fraîcheur. L'insipidité de l'enveloppe nocturne crispe doucement mon corps et il ne me reste que ma tête pour penser à mon cou qui craint de se tasser dans le reste de ma colonne vertébrale.

- Tu ne vas pas marcher dans l'ombre de quelqu'un je ne le crois pas. Mais cesse de contempler, broie l'action dans tes doigts. Ils sont fins et puissants, tes doigts.

- ... Je me tords le cou à regarder trop haut, trop loin. L'inaccessible désir, les horizons intouchables au présent ralentissent un sain accroissement de mon centimétrage, tu vois. Mais si mes doigts parviennent à frôler l'horizon je me sens pleine d'une volonté sans bornes, je veux me battre, allonger les pieds pour regarder bien en face et parler distinctement. Pas d'en bas, non. Ce que je désire, c'est un réel échange. Ainsi je vois l'amour. Pour ce soir, parce-qu'il est tard et que j'ai les pieds froids."

 

 



Publié par Mrs Green à 00:15:00 dans Etude des rapports entre anatomies conscientes | Commentaires (0) |

| 31 juillet 2008

Torpeur, subst. fém. [A propos d'un être humain, d'un être vivant.]

A. Engourdissement général, physique et psychique, qui tient en état de demi-conscience, de somnolence, et prédispose à l'assoupissement.

B. Ralentissement général des manifestations de la vie.

 

Contre un état déplorable, issu de la démolition latente des connections inter-synaptiques - qui elle-même résulte d'un ennui croissant - une solution: se plaindre. "N'attendez plus ! Envoyez vos courriers à oomparadar@hotmail.fr . Réponse assurée !"

 

Au nombre réduit de nos attendrissants lecteurs, comptons celui de cette pauvre créature connue de moi et dont je délivre ici le message afin que nous priions tous en choeur pour un prompt rétablissement.

 

 

Madame l' Avoué,

Je suis je dois le dire exaspérée par cet amas pourrissant de touristes invasifs qui, en plus de piétiner de façon disgracieuse les mètres carrés de bitume sur lesquels j'évolue quotidiennement, vient s'établir jusque sur mes pieds au grand désarroi de mes orteils. Je hais la capitale en cette heure estivale et, future bonne femme que je me refuse à devenir, je viens me plaindre de ce chaos débile qui fait mon malheur.

Je ne peux même plus siroter mon café en lisant: hier encore un bambin de cinq ans, tout excité par l'acquisition qu'il venait de faire d'un chapeau-parapluie-aux-couleurs-de-l'arc-en-ciel s'est vu renverser, dans un mouvement idiot de gaîté, ma boisson sur ma jupe. Stupide animal ! Le vide de mon porte-monnaie ne me permet pas de m'offrir cet énergique détachant dont parle toute la communauté féminine, et je sens poindre vers moi un ciel orageux de déboires, du même type que cette - ô combien sinistre! - anecdote.

Je suis à bout !

C'est pourquoi Madame l' Avoué, je vous envoie en pièce jointe l'exutoire de mes malheurs: une liste qui dresse par ordre alphabétique toutes les horreurs dont je suis la triste victime. Il aura fallu qu'un ami décommande nos projets de vacances et me voilà prostrée dans la capitale pendant encore dix jours, dévorante de venin contre un mois d'août invivable. S'il vous plaît lisez-la attentivement et faite-moi savoir quand vous pourrez agir en vue de plaider ma cause: je suis une pauvre fille qui s'ennuie à mourir dans une jungle urbaine détestable d'individus primaires.

 

Avec toute ma sincère gratitude...

 

M.

 

 

 

 

 


 

 

 

Publié par Mrs Green à 19:52:39 dans Etude des rapports entre anatomies conscientes | Commentaires (0) |

1| 2| 3| 4| 5| 6| 7| 8| 9| 10| 11| 12| 13| 14| 15| 16| 17| 18| 19| 20| 21| 22| 23| 24| 25| 26| >>

Tous les derniers titres

  • | 06-08-2008
  • | 06-08-2008
  • | 05-08-2008
  • | 03-08-2008
  • | 31-07-2008
  • | 29-07-2008
  • | 28-07-2008
  • | 28-07-2008
  • | 28-07-2008
  • | 17-07-2008
  • | 03-07-2008
  • | 30-06-2008
  • | 25-06-2008
  • | 25-06-2008
  • | 25-06-2008

Mademoiselle T.

 

[Docteur en rouages illogiques et inexistants,

Spécialiste en inutilités diverses et variées]

 


............................................................

 

Spécialisée dans la résolution de non-problèmes de type:



Incohérences cérébrales et stomacales,


Crises aracno-dépresso-haribo phobiques,


Imaginaire systémique à tendances dissymétriques,


Blablabla et gnia gnia gnia.

 

- Consultations sur rendez-vous -

 





Sauf mention contraire,
le contenu de cette page est sous
contrat Creative Commons.


Contrat Creative Commons




 

  • RSS
  • RSS
  • Podcast
  • atom 03