"Je ne choisis pas d'être loin, je choisis de trouver le monde petit." (Mademoiselle O.)
- "Il fut un temps, gente dame, où la terre se trouvait être minuscule et plate. D'une platitude accablante. Foulée en quatre mesures de pieds, nous nous trouvions, fréquemment, sur cette mince étendue fort serrés. Je vous évoque un tel fait pour que vous sachiez, compreniez m' amie, qu'il n'est point d'endroit où ne puissions nous rencontrer.
- Le monde serait donc affaire de longueur de pieds ? Où que vous soyez, grâce à mes jambes je pourrais vous retrouver. Belle aubaine, si même la Terre est ronde.
- Certes oui, et il n'est pas de plus bel effort que celui mis à disposition des formes arrondies.
- Je me sens rougir mon ami.
- Grand bien vous fasse ! Il est impératif, dans votre apprentissage, de manier concepts, actes et rondeur. Douceur. Surtout douceur. Apprenez que si le monde fut plat, il ne l'est plus. Vous n'avez qu'à sauter dessus. Faire corps avec lui, cambrer l'échine contre la sphère, divaguer sur la boule.
Pour vous il n'est que plaisir, notre monde à parcourir."
"Rêve ta vie en couleurs, c'est le secret du bonheur. Rêve que tu as des ailes, d'hirondelles ou tourterelle et là-haut dans le ciel: tu t'envoles tu t'envoles tu t'envoles" (Peter Pan - Walt Disney prod.)
Publié par Mrs Green à 10:39:35 dans Etude des rapports entre anatomies conscientes | Commentaires (2) | Permaliens
Je tremble un peu. La foule m'apaise. La solitude m'étrangle. Douloureux face à face. Perdre est mieux que gagner. Perdre c'est vouloir recommencer.
Tomber, pour se relever mieux encore.
Je tremble un peu. De savoir que l'élan n'est pas principe. L'on aspire au plein après avoir goûté le vide. L'élan naît de la chute . Le vide est. Le vide est essence. Le vide est humanité. L'humanité est issue du néant. Le vide est omniscient.
Je sais oui, Aujourd' hui est sans désirs essentiels. De fait, ses nécéssitées sont instantatément comblées, sa jouissance sans cesse appellée, pulsions assouvies qui naissent sans nom. Causalité qui se mord la queue. Vil serpent.
[Vitrines éclatantes pour des regards toujours anxieux. Toujours affamés d'avoir trop mangé.]
Je tremble un peu, de voir ma jeunesse qui s'étiole face au miroir. Face contre soi. Face contre ciel, à attendre d'une main qui sait et ne fait rien un demain que j'ai voulu. Un demain désiré. Qui naît avec un nom et un visage.
Je lui aurai donné.
Je tremble un peu, de vouloir désirer.
Oui, de vouloir désirer.
.............Le vide doit être rempli..........
Quoiqu'il advienne, demain doit naître.
Le plein doit être.
Publié par Mrs Green à 10:29:39 dans Troubles fréquents de l'encéphale | Commentaires (1) | Permaliens
Ou l'art de s'ignorer soi-même et de faire pareil avec Les Autres.
- "J'aurais apprécié vous connaître davantage à travers multiples conversations, échanges riches et divers, Mônsieur.
Mais de fait, je suis une encyclopédique ignorance*, de façon générale peu encline à se dévoyer positivement."
[*Copyright Jean-Pierre Théolier]
Publié par Mrs Green à 18:53:13 dans Etude des rapports entre anatomies conscientes | Commentaires (0) | Permaliens
Ou l'art d'émanciper les tissus adipeux (et reconnus d'inutilité publique).
La matière est une substance dont sont faits les corps perçus par les sens, et dont les caractéristiques fondamentales sont l'étendue et la masse.
Par définition, la rencontre spontanée de la matière x avec la matière y fera naître un choc sourd dont la continuité, affirmée par les fonctions des terminaisons nerveuses, passera nécessairement de l'ordre physique à l'ordre moral.
- "Je navigue en plein choc crépusculaire. Je veux dire que je me noie dans le noir, et que ça cogne sévère.
Je n'avais jamais senti que le téton de ma mère, cette fois où je l'ai croqué. Je suis un emballage sous vide, dont le contenant en question s'affaisse sous une pléthore énigmatique de mots et de dialogues internes en proie au mutisme parfait et parfaitement paradoxal. Je n'avais jamais, hormis cette fois bénigne où il me fallait nourrir primitivement l'intégralité de mes cellules, organes, et reste du patrimoine physique qui forme mon corps, hormis cette fois là je n'avais jamais crée le grand saut. Plongé dans l'abîme du plein. Je me noie dans les ténèbres, et mon corps tremble des chocs nerveux crées par l'infinité de corps qu'il rencontre dans sa chute.
- Viens dans mes bras. (- Quels bras ? Tu n'es pas, tu n'es plus. Ces mots sans palpable m'assassinent.-) Et ne pleure plus. (Je voudrais hurler avant de pleurer.) Le vide est infini. Mon âme et mon corps pour la finitude des biens, pour la vie, pour le navire dans les flots. Ensemble. Toi, et moi. Je suis là pour toi. (Non, tu n'es pas là. Tu le sais et la nuit est noire. La nuit est noire et tu ne dis que des mensonges.)
- Je respire et je ressens. Je ressens comme je me vide de ce que je n'ai jamais pu posséder."
Traité absurde de l'innommable. Cure en devenir d'un destin farouche et outragé. Mettre des mots sur le mal d'une vie.
Madame E. hier soir m'a dit "mieux vaut s'y prendre avant que les carottes soient cuites. L'analyse, c'est certes donner une structure contestable nommée hystérie, mais c'est avant tout maîtriser son navire. Car vivre, c'est naviguer"
Je plonge.
Je plonge.
Trois fois je plonge.
Publié par Mrs Green à 22:01:36 dans Etude des rapports entre anatomies conscientes | Commentaires (9) | Permaliens
J'ai prié toutes les infamies de me rendre à l'ignoble. Le sale, le laid. L'inavouable. D'aucune ne voudrait faire de moi l'être innommable duquel s'émanent l'odeur de la fange et celle de la douleur exquise.
Quelque forme de perversion qu'elle sont enclines à prendre, d'aucune ne veut de mon corps. Détestent mon âme.
"Adonne toi aux plaisirs interdits, bois jusqu'à l'ivresse, que le délire te transporte aux Enfers: c'est d'en Bas que vient le Paradis."
Salis moi ! Fais moi horreur !
J'ai cru en la pureté immonde des mots indicibles, ai voulu croire en les péchés délectables - les pires en ce monde atrabilaire. J'y ai mis ma foi, par Dieu !
Esthétique de l'ivresse malade, chaleur puante des corps multiples et sans noms, orgeuil des langages: vous me rejetez. Et je ne vois que la solitude virginale pour m'enlacer de ses croix immaculées.
Marche, et sois silencieuse.
Publié par Mrs Green à 17:34:36 dans Troubles fréquents de l'encéphale | Commentaires (1) | Permaliens
[Docteur en rouages illogiques et inexistants,
Spécialiste en inutilités diverses et variées]
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Spécialisée dans la résolution de non-problèmes de type:
Incohérences cérébrales et stomacales,
Crises aracno-dépresso-haribo phobiques,
Imaginaire systémique à tendances dissymétriques,
Blablabla et gnia gnia gnia.
- Consultations sur rendez-vous -
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